Jeux Olympiques : une évolution démesurée dans l’ère du temps
- Jacques Perrot
- 15 août 2020
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 3 oct. 2024
Les Jeux olympiques est devenu un événement planétaire. Photo Pexels
La version moderne des Jeux Olympiques, lancée en 1896 à Athènes sous l’impulsion de Pierre de Coubertin, avait notamment pour but de rapprocher les peuples autour d’épreuves sportives. S’affronter à travers le dépassement de soi plutôt que sur un champ de bataille. D’olympiades en olympiades, cette compétition est devenue bien plus qu’un simple rassemblement de pratiquants. Elle a complètement changé de dimension devenant, avec la Coupe du monde de football, l’événement le plus suivi de la planète (3.9 milliards de téléspectateurs lors des JO d’Athènes 2004 – source : International Olympic Committee).
Pour qu’une discipline intègre ou se maintienne dans le cercle fermé (plus tant que cela) et très convoité des épreuves olympiques, c’est un véritable parcours du combattant pour prouver sa légitimité et son attractivité.
Chaque sport (ou plutôt, la fédération qui le représente) est examiné par la commission du programme olympique du comité international olympique. Sont évalués :
Les caractéristiques techniques (nombre d’épreuves, infrastructures nécessaires, coûts opérationnels, etc.).
L’histoire du sport (création de la fédération, participations aux Jeux, etc.).
L’universalité (nombre de pratiquants – les hommes dans au moins cinquante pays et sur trois continents et de femmes dans au moins trente-cinq pays répartis sur trois continents -, de fédérations actives, répartition par continent, etc.).
La popularité (vente de billets, couverture télévisée, sites internet, sponsors, etc.).
L’image (égalité des sexes, transparence, équité, attrait, impact sur l’environnement, lutte contre le dopage, etc.), le développement futur de la fédération (ses finances, ses axes de développements, etc.).
C’est ainsi que pour les Jeux de Tokyo 2020, 321 épreuves seront disputées.
Découvrez l'évolution exceptionnelle du nombre d'épreuves depuis la première olympiade :
Au départ, il y avait seulement neuf épreuves, contre 321 pour Tokyo 2020.
Infographie Jacques PERROT
Certaines disciplines s’intègrent à l’occasion d’une olympiade dans un pays où sa culture est très forte comme le judo au Japon en 1964. D’autres sont retirés définitivement, car devenues « has been » comme le saut en longueur sans élan disparu des radars à l’issue des JO de Stockholm en 1912. Et puis il y a cette troisième catégorie d’épreuves retirées puis réintégrées après de longues années : le rugby absent pendant 92 ans (avec un passage de 15 à 7 joueurs), le golf pendant 112 ans, le tir à l’arc pendant 52 ans, le tennis durant 64 ans, le handball pendant 36 ans …
Et beaucoup d’autres cravachent pour y faire leur entrée. Elles sont quatre petites nouvelles pour 2020, avec l’assurance d’une visibilité exponentielle et des conséquences bénéfiques sur le nombre de licenciés, l’image de la discipline, l’attraction de sponsor, l’émergence de grands champions pouvant devenir des idoles et de futurs ambassadeurs de ce sport…
La force des Jeux Olympiques est aussi de s’adapter et d’intégrer les sports en vogue, dans l’air du temps. Ceux qui inspirent toute une génération et assure à la compétition un intérêt et une audience complète (BMX, surf, skateboard, taekwondo, snowboard, etc.).
La rareté des olympiades (tous les quatre ans), la fragilité de son organisation (absence d’édition durant les deux guerres mondiales), le risque d’y voir des disciplines retirées ou jamais intégrées, la difficulté de s’y qualifier et d’arriver en forme pour l’événement font de cet événement LA compétition d’une vie pour de nombreux athlètes. Un graal qu’on ne peut atteindre parfois qu’une seule fois dans sa vie, ou jamais.
Jacques PERROT







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