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Laurie-Anne Marquet, ange gardien des judokas

  • Photo du rédacteur: Jacques Perrot
    Jacques Perrot
  • 17 août 2020
  • 13 min de lecture

Dernière mise à jour : 3 oct. 2024


Laurie-Anne Marquet, ici avec Clarisse Agbegnenou, est aux petits soins des judokas tricolores, même le jour des compétitions. Photos Laurie-Anne Marquet


Laurie-Anne Marquet, nutritionniste de 32 ans, réalise des recherches du côté de Marseille sur la manière d'optimiser la performance et la récupération des sportifs de haut niveau à travers la nutrition. Mais surtout, la jeune femme est en charge du suivi du poids et de la nutrition de la majorité des athlètes de l'équipe de France de judo. D'après elle, elle serait la première dans ce rôle auprès de la Fédération.

Rencontre avec cette facilitatrice au contact de ces sportifs de haut niveau dont le poids s'avère une obsession.


Depuis combien de temps travaillez-vous avec la Fédération française de judo ?

« Ça fait six ans. J'ai commencé à travailler avec eux pendant ma thèse à l'institut national du sport, de l'expertise et de la performance (Insep) et une fois que je suis partie, le partenariat s'est prolongé. »


Vous êtes la seule référente en nutrition à la Fédération ?

« Oui, mais après il y a des athlètes qui travaillent avec des nutritionnistes et diététiciens de leur côté de manière très individuelle. Il n'y a pas d'obligation à travailler avec moi, la nutrition est quelque chose de très intime et une confiance doit s'installer. Il y a des gens avec qui ça passe et d'autres non. Si un athlète travaille déjà avec quelqu'un et que ça se passe bien, il a aucune raison de changer. »


Vous communiquez avec ces autres spécialistes ?

« Chacun travaille de son côté de manière individuelle alors pas forcément. »


Une prise en charge dès les cadets


Combien d'athlètes suivez-vous ?

« Je ne les ai jamais comptés et cela dépend comment on compte. Les sportifs avec qui je ne travaille pas de façon individuelle, je suis tout de même amenée à travailler avec eux lors des stages ou en compétition. S'il fallait compter, ils sont une trentaine du pôle olympique, auquel il faut rajouter l'équipe de France junior et les pensionnaires de l'Insep à partir de la catégorie cadet. On essaie de travailler un peu avec tout le monde. Ça représente une bonne cinquante/soixantaine de judokas de la Fédération. »


Vous les prenez en main tôt !

« Bien sûr, plus l'éducation nutritionnelle commence tôt et plus elle sera efficace parce que le but c'est de prendre de bonnes habitudes nutritionnelles rapidement. C'est plus facile de changer ses habitudes à 17 qu'à 30 ans. »


Deux jours par mois à l'Insep


L'Insep leur impose un suivi à leur arrivée ?

« C'est soit une demande de l'athlète, soit une demande de l'entraîneur qui fait que l'on effectue un premier point ensemble. Ensuite, plusieurs points sont réalisés en fonction des besoins durant l'année. Je viens à l'Insep deux jours par mois pour les suivre. On échange aussi par téléphone ou Skype pour les demandes un peu urgentes les jours où je suis absente. J'échange aussi avec eux sur la nutrition lors des stages ou des compétitions puisqu'on vit ensemble. »



En étant présente pendant les moments charnières de leur carrière, le jour de compétitions, le lien est renforcé entre la nutritionniste et l'athlète.



Réalisez-vous des consultations pour d'autres Fédérations ou des patients lambda ?

« Oui, mais avant tout sur le sport de haut niveau. Je travaille avec la Fédération française de voile et l'équipe de cyclisme professionnelle Cofidis. J'ai également quelques sportifs individuels : un cycliste sur piste, une karatéka et un footballeur (Romain Thomas). Mon travail de chercheur prend du temps, je n'ai pas un travail de cabinet, alors je me spécialise uniquement vers les sportifs de haut niveau. »


Une disponibilité et « réactivité d'un peu tous les instants »


Quelle est la particularité de suivre des athlètes de haut niveau par rapport à monsieur et madame tout le monde ?

« Il y a plus d'exigences et surtout, on est dans un timing beaucoup plus court. Tout doit être fait assez rapidement et très précisément. L'exemple du judo est significatif avec les catégories de poids qui sont très précises et se jouent dans un temps relativement court. Les sportifs de haut niveau sont souvent dans l'immédiateté. Ils doivent sentir le résultat assez vite dans leur organisme pour vraiment adhérer à la démarche. On a une réactivité d'un peu tous les instants qui est nécessaire. Les coups de téléphone sont très réguliers pour moi le week-end ou pour répondre à des questions rapides dans l'urgence sur WhatsApp. C'est vraiment la particularité du suivi du sportif de haut niveau. La nutrition est basée sur la performance, elle a recourt à des suppléments qu'on ne donnera pas à des personnes lambda qui n'en ont pas la nécessite et ne sont pas sur cette performance. On est sur des choses très précises mais ils ont aussi des besoins particuliers. Mais j'ai envie de dire que c'est une population comme une autre. »


Qu'est-ce qui vous plaît dans le fait de suivre des athlètes de haut niveau ?

« Le côté aventure humaine et émotion qu'on peut vivre avec eux lorsqu'on est en compétition. On les accompagne vraiment dans leur projet sportif, c'est génial ! J'ai fait avec Cofidis une partie du Tour de France, le début de Paris-Nice, Paris-Roubaix l'année dernière, je devais faire une partie du Giro cette année etc. Il y a ce ''côté terrain'' en compétition qui est important et débouche sur des conseils différents que ceux que l'on donne tout au long de l'année parce que les objectifs ne sont pas les mêmes. Et donc du coup, ça vient totalement compléter toute la prise en charge nutritionnelle, on n'est pas uniquement sur de la gestion du poids, mais aussi sur de la gestion en compétition pour avoir les bons apports aux bons moments, bien récupérer, être bien concentré etc. »


« Certains athlètes n'ont pas d'idées de menus »


Ton métier ne connaît pas de routine !

« Tout à fait, c'est différent suivant : les sports, suivant les personnes avec qui l'on travaille et suivant les émotions liées au déroulement de la compétition. Il n'y a aucune routine, c'est ça que j'adore. »


Comment se déroule le suivi des repas ? Vous leur réglementez la composition des repas? Un nombre de calories à respecter ?

« Tout est possible, le principe de base est l'individualisation, aussi bien dans les besoins énergétiques que dans les objectifs de chaque athlète : perte de poids, prise de masse musculaire, optimisation de la récupération. Ce n'est pas parce que je travaille sur le judo que je ne vais travailler que sur la perte de poids et la gestion du régime. Il faut prendre en compte : comment travailler son équilibre alimentaire au quotidien, bien gérer la charge d'entraînement, bien récupérer. Certains athlètes veulent des idées de menus, collations ou recettes précises car ils n'ont pas d'idées. D'autres veulent de la liberté. »


Les pesées à distance non imposées pour éviter « des dérives contre-productives »

Comment contrôlez-vous le suivi à distance ? En imposant des photos d'assiettes ?

« Les photos d'assiettes font partie de l'une de mes stratégies de suivi. Je peux demander à certains de m'envoyer pendant une semaine une photo de leurs repas. Mon téléphone en est plein (rire). Mais ce n'est pas du tout exigé, ça peut dépendre des profils, c'est individualisé. On ne fait pas ça toute l'année, ce serait beaucoup trop contraignant. Concernant les pesées, on a décidé avec la Fédération, de ne pas en imposer. Il y a, eu par le passé, trop de remarques non constructives. Pas forcément au sein de la Fédération française de judo, mais dans les sports de combat, certains se privaient de boire la veille de la pesée. Ce sont des dérives totalement contre-productives et déviantes. Des remarques d'entraîneurs peuvent conduire à l'installation de troubles du comportement plutôt que d'être constructives pour la performance. L'athlète doit rester assez libre, je trouve que l'on a plutôt réussi à le faire. Il se pèse déjà régulièrement, voire trop souvent, donc ce n'est pas un soucis. Il y en a qui mentent un peu sur leur poids, mais on finit quand même par avoir l'information. On n'a pas imposé de pesée hebdomadaire, c'est à eux de se responsabiliser.»


Le téléphone de Laurie-Anne Marquet grouille de photos de repas de judokas de l'équipe de France, comme ici avec le plateau de Romane Dicko.


Pour ceux qui sollicitent des conseils, quelle est l'assiette idéale ?

« Globalement, ça va se résumer aux grandes familles d'aliments : féculents, viande, poisson et légumes. Tout en donnant des conseils et des recommandations de fréquences pour les orienter, par exemple le nombre de viandes rouges, poissons gras ou encore de féculents complets. Pour certains, ce sera plutôt des portions dans l'assiette type, pour d'autres des grammages parce qu'ils plus carrés et que ça les rassurent. Je ne pense pas qu'il y ait de bons ou mauvais points d'entrée. L'idée est de s'adapter à la demande et au profil de chacun. Et puis, au fur et à mesure, il y a un travail d'éducation nutritionnelle qui se met en place en répétant les messages individuellement ou de façon générale, et qu'il faut relier à la performance. On peut ajouter, à cela, des tests d'hydratation ou encore de composition corporelle pour les motiver à adhérer car c'est très précis. L'idée c'est d'être proactive, être assez créative dans la façon de présenter les choses, d'être à l'écoute et d'individualiser la prise en charge. »


Vous devez constamment faire preuve de créativité ? Vous échangez des méthodes entre collègues ?

« Tout à fait, on s'inspire de ce que font d'autres collègues, on va voir sur les réseaux sociaux ce qu'il se fait et la manière dont sont présentées les choses. Nous restons à l'écoute de la demande de l'athlète de ce l'avis de l'entraîneur. Il faut rester curieux sur ce qui se fait ailleurs, pour reprendre des choses qui nous parlent et les implémenter avec les athlètes. »


Parfois, « on les fait un peu chier »


Comment se déroule la relation avec les athlètes ? On peut imaginer que pour certains, le suivi nutritionnel leur est un peu imposé...

« Quand ils viennent d'eux-mêmes, c'est un peu plus facile. Si c'est l'entraîneur qui le demande, certains le prennent un peu comme une contrainte. On a le rôle de celui qui leur demande de ne pas trop manger donc, des fois, on est pas forcément bien vu, on les fait un peu chier. Tant pis, ça fait partie du job. Le challenge, c'est de leur montrer en quoi c'est important et pourquoi ils doivent y porter un intérêt. C'est à nous de trouver les bons mots pour les faire adhérer à la nutrition. Après, il y a des caractères comme partout, certains font confiance très vite quand pour d'autres, il faut leur prouver pas mal de choses avant de l'obtenir et ça prend du temps à se mettre en place. Le fait de passer des moments importants pour eux et parfois difficiles lors de stages ou de compétitions, ça renforce ce lien. La présence régulière est importante. »


D'autant plus en cette période de confinement où les tentations sont multiples...

« En effet, je dois garder ce lien avec eux car là les Jeux sont décalés. Pour certains, ce n'est pas du tout une bonne nouvelle par rapport à leur projet de vie. Ils sont conditionnés pour le mois d'août 2020 et finalement ce sera à l'été 2021. Il faut rester bien avec eux, c'est comme ça que la confiance se met en place. »


Podcast : avec le report des Jeux et le confinement, quelles sont les conséquences sur le protocole alimentaire que tu avais mis en place ?


Responsabilisation des sportifs, maître-mot


Un athlète qui ne suivrait aucun de vos conseils, existe-t-il une procédure pour le contraindre ou le sanctionner ? Envoyez-vous des rapports auprès de son entraîneur, la Fédération ou l'Insep ?

« La première personne qui va en pâtir, ce sera le sportif lui-même : il va se blesser, il ne va pas réussir la pesée, il ne va pas être performant. Avec la Fédération, on a tous cette façon de penser : c'est leur projet sportif, ils doivent en être responsables. Nous, on est là pour les accompagner mais je ne suis pas avec eux lors de leurs repas, je ne leur fais pas à manger, ils sont libres de manger s'ils le veulent. Ils ont toutes les informations à disposition. On ne va pas forcer quelqu'un à faire quelque chose qu'il n'a pas envie. Quand on voit que l'athlète n'écoute pas, l'entraîneur peut aller en parler ou on peut refaire des points nutrition. Au bout d'un moment, on décidé – c'est vraiment d'un commun en accord avec les Fédérations – qu'on le laisse tranquille, tant pis pour lui. Il reviendra quand il voudra. S'il n'a pas envie de travailler, c'est une perte de temps pour tout le monde. Un moment donné, c'est vraiment à lui de prendre ses responsabilités, et c'est ce que l'on veut inculquer aux sportifs à tous les niveaux. Ils ont toutes les cartes en main, à eux de les jouer aux bons moments. »


Un protocole nutritif à l'approche des grandes compétitions


À l'approche d'une grande compétition, de quelle manière et à partir de quand mettez-vous en place un programme nutritif plus strict et progressif ?

« Il y a un protocole que je demande. Dix jours avant, on va chercher à avoir une pesée à tant de % du poids de compétition. Ce n'est pas toujours le cas. Aux Jeux, il n'y aura jamais de soucis de pesée. Les athlètes sont tellement motivés pour cet objectif qu'ils mettent tout en œuvre sur tout : la nutrition, la récupération, la préparation mentale etc. Ils savent se mobiliser sur des rendez-vous aussi importants, et on peut bien travailler parce qu'ils sont super attentifs. On va être beaucoup plus précis qu'un an avant les Jeux parce que la compétition est en ligne de mire, et du coup ça leur parle forcément. C'est super intéressant. De la même manière que c'est tout à fait normal que dans le reste de l'année, il y ait des relâchements. C'est humain et c'est nécessaire. Ils ne peuvent pas être à 100% tout le temps même si nous, staff et entraîneur, on aimerait qu'il y ait cette rigueur. »


Dans les périodes creuses, la prise de poids est-elle normale voire conseillée pour des judokas ?

« Ça va dépendre. Il y a des athlètes qui ont un poids de forme qui correspond à leur catégorie de poids. Donc la prise de poids va être très minime, un ou deux kilos. Et certains sont même en dessous, du coup on va chercher à leur faire prendre de la masse musculaire. Certains, en revanche, en prennent trop. Ça me dérange car ça correspond à un comportement nutritionnel qui n'est pas adapté : des grignotages, des écarts, des grands repas riches en calories. Ce n'est pas forcément normal car du coup on ne s'entraîne pas au poids de la compétition. Je parle de prise de poids de sept ou huit kilos. Une prise de poids en période creuse de trois ou quatre kilos, c'est acceptable. Le régime fait vraiment partie de la performance, dans le sens où ça les conditionne pour la compétition. Ça les rend un peu plus agressifs donc c'est un peu ce qu'on va rechercher. Il faut penser que la pesée a lieu la veille donc si notre poids de forme c'est le poids de la pesée, le lendemain matin il faut ne reprendre aucun kilos. »


La recherche du meilleur ratio poids puissance


Il n'y a pas de pesée le jour J ?

« Il y a une pesée le jour J, par tirage au sort. On n'a pas le droit d'être au-dessus de 2 % du poids de la veille pour ne pas être disqualifier. On joue avec ces règles là. Plutôt qu'un poids, on va plutôt parler de composition corporelle car on peut faire le même poids mais être plus musclé et avoir moins de masse grasse. On va avoir un ratio poids puissance qui est meilleur. Et c'est surtout ça qui va nous intéresser. »


Vous êtes-vous déjà retrouvée avec un athlète ne pouvant concourir car sa pesée le jour J dépassait la norme autorisée ?

« Non jamais, on est vigilant. La première chose qu'ils font le matin, c'est se peser à jeun. Ils savent s'ils sont dans les clous ou pas. Pour certains un petit peu limites, on va modifier le petit déjeuner pour : soit ne pas du tout en prendre, soit en prendre un qui va lui apporter 200 ou 300 grammes pour anticiper une éventuelle repesée et décaler le petit déjeuner si le combat a lieu suffisamment de temps après cette repesée. Là aussi, on va individualiser. »


Cela signifie qu'un athlète peut se retrouver à combattre à jeun ?

« Ça peut arriver. »


Une pesée ratée, « on m'aurait dit : c'est la dernière fois ! »


Si un athlète ratait sa pesée, la Fédération vous tomberait dessus ?

« Oui, je pense qu'on me demanderait ce qui s'est passé. De toute façon, les entraîneurs travaillent avec les mêmes sportifs donc ils savent aussi que quand ils leur demandent de faire quelque chose, ils ne sont pas écoutés à 100%. Cela n'aurait pas été que de ma faute, mais on m'aurait dit que c'est la dernière fois que ça se produit. »


En temps de préparation, vous recommandez de s'alimenter à quelle fréquence ?

« Ça peut aller jusqu'à 4-5 repas par jour avec une collation à l'heure du goûter, voire même une récupération après l'entraînement. Mais encore une fois, le programme nutritionnel va dépendre de chaque athlète : son objectif en fonction de son poids, le type – technique ou cardio – et l'intensité de la séance et si elle est suivie d'une autre séance de musculation. On va toujours adapter en fonction de la journée et du programme d'entraînement que je connais, parce que je discute avec le staff. »


L'apport d'une nutritionniste dans une Fédération comme le judo porte ses fruits sur le long terme ?

« Avant, il n'y avait pas de suivi au niveau fédéral par un professionnel attitré, on se rend compte que ça porte ses fruits. On se rend compte qu'il y a beaucoup moins de problèmes de poids maintenant, il n'y a plus de pesée ratée. »


Podcast : l'apport d'une nutritionniste les jours de compétitions est-il quelque chose de répandu au sein des autres nations du judo ?


Y a-t-il une compétition dans la compétition entre vous ?

« Non non, on échange entre nous. Nos informations sur la nutrition, on va les chercher dans les revues scientifiques, on a tous accès à la même base d'informations. Peut-être qu'il y a des choses qu'ils ne m'ont pas dit (rire), mais on a accès aux mêmes informations donc on le sait. La nutrition est importante mais ce n'est pas la tactique que l'athlète va mettre en place contre son adversaire pour le battre. »


Podcast : lorsqu'une médaille est remportée par un athlète, as-tu le sentiment qu'il s'agit aussi un peu de la tienne ?



« On s'accroche à leurs projets même si ce n'est pas le nôtre »


As-tu des souvenirs plus marquants que d'autres dans ton suivi des athlètes ?

« Ce qui fait vraiment plaisir, c'est la reconnaissance des athlètes : un message au moment d'un résultat positif par exemple. Alors évidemment, on ne peut pas l'avoir au quotidien car on travaille tous ensemble. Mais je me souviens de Cyrille Maret (moins de 100 kilos), médaillé à Rio, on avait quand même bien travaillé sur la gestion du poids tout au long de l'année. Il m'avait envoyé, depuis le Corcovado, une photo où il avait mes fiches que je lui avais faites, et un message pour me remercier alors que je n'y étais pas. Ce sont des petites attentions comme celle-là qui font plaisir. On y passe du temps, de l'énergie, on s'accroche à leurs projets même si ce n'est pas le nôtre, on a envie qu'ils réussissent tant cela demande des sacrifices. Donc forcément, quand l'athlète, publiquement ou en privée - peu importe -, nous remercie de notre présence, notre soutien, on se sent utile. C'est surtout ça qui est plutôt valorisant. »


Jacques PERROT

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